Le Web 2.0 pour débutants

L’expression Web 2.0 a été proposée pour désigner ce qui est perçu comme un renouveau du World Wide Web. L’évolution ainsi qualifiée concerne aussi bien les technologies employées que les usages. En particulier, on qualifie de Web 2.0 les interfaces permettant aux internautes d’interagir à la fois avec le contenu des pages mais aussi entre eux, faisant du Web 2.0 le web communautaire et interactif.

Expression lancée par Tim O’Reilly en 2004, « Web 2.0 » s’est imposé à partir de 2007.

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Dans sa conception initiale, le web (nommé dans ce contexte le « web 1.0 ») comprenait des pages web statiques qui étaient rarement mises à jour, voire jamais. Une première évolution fut réalisée par des solutions se basant sur un web dynamique (parfois appelé web 1.5), où des systèmes de gestion de contenu servaient des pages web dynamiques, créées à la volée à partir d’une base de données en constant changement. Le web était considéré principalement comme un outil de diffusion et de visualisation de données, où des aspects comme le nombre de pages vues et l’esthétique revêtaient une très grande importance.

Les partisans de l’approche web 2.0 pensent que l’utilisation du web s’oriente de plus en plus vers l’interaction entre les utilisateurs, le crowdsourcing et la création de réseaux sociaux rudimentaires, pouvant servir du contenu et exploitant les effets de réseau, avec ou sans réel rendu visuel et interactif de pages web. En ce sens, les sites web 2.0 agissent plus comme des points de présence, ou portails web centrés sur l’utilisateur plutôt que sur les sites web traditionnels. L’évolution des supports permettant de consulter les sites web, leurs différents formats, amène en 2008 une approche plus centralisée sur le contenu que sur l’aspect. Les nouveaux gabarits web 2.0 tentent d’apporter un soin graphique, des effets, en restant compatibles avec cette diversité de supports. Dans le Web 2.0, l’internaute est acteur. Il contribue à alimenter en contenu les sites, blogs, wikis

Caractéristiques générales

La définition précise d’une application web 2.0 est encore largement débattue en date de 2008. Cependant, il est généralement admis qu’un site web 2.0 doit montrer certaines caractéristiques :

  • Le site ne doit pas être un « jardin secret », c’est-à-dire qu’il doit être aisé de faire rentrer ou sortir des informations du système ;
  • L’utilisateur doit rester propriétaire de ses propres données ;
  • Le site doit être entièrement utilisable à travers un navigateur web standard ;
  • Le site doit présenter des aspects de réseaux sociaux.

 

Technologies

L’infrastructure du web 2.0 est complexe et changeante, mais elle inclut les logiciels de serveur, la syndication de contenu, les protocoles de messagerie, des standards de navigation, et des applications clientes diverses (les plugins, ou greffons, non-standards sont généralement évités). Ces approches complémentaires fournissent au web 2.0 des capacités de stockage, de création et de diffusion qui vont au-delà de ce qui était précédemment attendu des sites web.

Un site pourrait être appelé comme utilisant une approche web 2.0 s’il fait la part belle à un certain nombre des techniques suivantes :

À noter que le web 2.0 étant défini par son contenu, l’évolution vers le web 2.0 n’a rien à voir avec l’évolution des standards de communication comme le passage à IPv6.

 

Application Internet riche

Depuis le début du XXIe siècle, des techniques d’application Internet riches telles qu’AJAX ont été mises au point pour améliorer l’expérience utilisateur des applications utilisant un navigateur web. Une application web utilisant AJAX peut échanger des informations entre le client et le serveur afin de mettre à jour le contenu d’une page web sans rafraîchir la page entière, grâce au navigateur.

 

RSS

La première et la plus importante évolution vers le web 2.0 concerne la syndication de contenu, en utilisant des protocoles standardisés permettant aux utilisateurs de faire usage des données d’un site dans un autre contexte, allant d’un autre site web au plugin d’un navigateur, ou même d’une application de bureau séparée. Les protocoles permettant la syndication comprennent RSS, RDF (comme dans RSS 1.1) et Atom, tous étant basés sur le langage XML. Des protocoles spécialisés tels que FOAF et XFN (tous deux pour les réseaux sociaux) étendent les fonctionnalités des sites et permettent aux utilisateurs d’interagir de façon décentralisée. Voir les microformats pour des formats de données plus spécialisés.

À cause du développement récent de cette tendance, beaucoup de ces protocoles deviennent des standards de facto plutôt que des normes.

 

Étiquetage

Utilisation des tags ou étiquettes ou mots clefs pour améliorer la recherche sémantique. De plus en plus présentés sous la forme d’un nuage de mots clefs (Tag cloud en anglais).

Ces étiquettes sont des petites expressions de texte qui décrivent un concept, sont attachées à un concept et utilisées pour chercher dans un contenu (exemples typiques : un forum, un blog, un annuaire de blogs) et, ce qui est plus important, interconnecter les choses entre elles. C’est un peu comme dans un réseau de neurones : plus une étiquette est utilisée, plus le concept attaché à l’étiquette est présent et plus il a de poids. Plus les étiquettes sont présentes ensemble et plus les concepts attachés sont reliés entre eux.

Les marqueurs peuvent inclure des Méta-éléments (éléments de métadonnées).

 Étiquetage social, folksonomie

Utilisation des étiquettes, plus d’un système de pondération généralement défini par un facteur humain (le côté social) pour mettre en valeur les articles intéressants dans des systèmes d’informations, typiquement des répertoires de blogs (Social Bookmarking en anglais).

L’étiquetage permet un tri préalable des articles recherchés et soit le nombre de références, soit une note donnée par les lecteurs crée l’ordre d’apparition des articles.

 Protocoles web

Les protocoles de communication web sont un élément clé de l’infrastructure web 2.0. Les deux approches principales sont REST et SOAP.

  • REST (REpresentational State Transfer) indique une façon d’échanger et de manipuler des données en utilisant simplement les verbes HTTP GET, POST, PUT et DELETE.
  • SOAP implique de poster à un serveur des requêtes XML comprenant une suite d’instructions à exécuter.

Dans les deux cas, les accès aux services sont définis par une interface de programmation (API). Souvent, l’interface est spécifique au serveur. Cependant, des interfaces de programmation web standardisées (par exemple, pour poster sur un blog) sont en train d’émerger. La plupart, mais pas toutes, des communications avec des services web impliquent une transaction sous forme XML (eXtensible Markup Language).

Voir aussi WSDL (Web Services Description Language), un standard de publication des interfaces de services web.

Voir l’article complet sur Wikipédia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Web_2.0




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